Tombée des rideaux

Avec la représentation de la pièce Ben-Ur jr., la saison théâtrale 20116-2017 de L’École des Ursulines de Québec s’est terminée dans de grands éclats de rire. 

Adaptation d’une création de Jean Barbeau, la version présentée à la salle de réception, vendredi le 12 mai dernier, en aura mis plein la vue aux parents et aux élèves, nombreux, qui ne se sont pas fait prier pour s’amuser devant la folie et la démesure des nombreux personnages de cette fable.

D’autres pièces, onze en fait, sont venus également distraire les divers publics tout au long des trimestres d’automne et d’hiver de ce qui fût la plus grosse livraison théâtrale depuis fort longtemps. Constatez la liste : La révolte des maternelles, La grève du sommeil, Les roses bleues, Les Aromates, Le sérum de vérité, La société des poètes disparus, La science folle du professeur, Le cri de Munch, La grande ouverture, Les quatre gendarmes et Le marché. 

Ces créations variées auront permis à de nombreux enfants (150 élèves, plus ou moins) de s’adonner aux plaisirs parfois rigoureux mais toujours libérateurs de la scène. Si plusieurs d’entre-eux, comédiens de 5e et 6e années, s’y sont à nouveau retrouvés en réitérant une présence qui, dans certains cas, pouvait remonter jusqu’à la maternelle, plusieurs autres se risquaient pour la toute première fois. 

Et des surprises il y en a eu ! Et du talent, on en a vu !

Nous ne dévoilerons aucun nom, de peur d’en oublier, mais l’ampleur du casting laisse présager qu’il y aura sans doute de très belles suites, dès la prochaine rentrée scolaire, à toute cette merveilleuse aventure dramatique qui a maintenant acquis ses lettres de noblesse sur la rue du Parloir.

Avec un répertoire plus mature, qu’il s’agisse par exemple de La société des poètes disparus ou de Ben-Ur jr., l’activité théâtrale aux Ursulines expérimente d’une année à l’autre divers auteurs en débordant du cadre parfois trop puéril des textes généralement pressentis au primaire. 

Nous croyons qu’il est possible de faire jouer des classiques par des enfants tout en faisant, comme il se doit, les adaptations nécessaires.

Avec les années, des pièces de Pagnol (Topaze), Ionesco (Rhinocéros), Leclerc (L’auberge des morts subites), sont venues, parfois avec succès mais parfois aussi avec moins d’enthousiasme, pimenter les nombreux programmes culturels offerts au calendrier des activités parascolaires.
Quoi qu’il en soit, le théâtre doit toujours être compris et accepté comme une expérience dont les résultats sont souvent surprenants.

Les rideaux sont désormais tirés sur une année exceptionnelle qui aura permis aux enfants de prendre la parole et de gagner en confiance.

Nous anticipons une prochaine rentrée culturelle 2017-2018 qui perpétuera l’excellence et le plaisir désormais associés au théâtre à L’École des Ursulines de Québec.

Rappelons-nous que les religieuses, en arrivant ici en 1639, apportaient avec elles un héritage culturel bien établi. Le théâtre en Nouvelle-France s’est fait connaître grâce aux Ursulines.

Merci...

Accompagnant cette chronique, quelques photographies d’un atelier réalisé avec les jeunes comédiennes de la troupe Élite.