Portés par nos rêves

Deux événements sont venus marquer, à quelques jours d'intervalle, la semaine du 25 septembre 2017 à L'École des Ursulines de Québec et Loretteville : La journée internationale de la musique et la journée portes ouvertes. Moments forts de l'année scolaire, ces deux activités témoignent éloquemment de la vitalité et de l'authenticité d'un enseignement de grande qualité dans le paysage scolaire québécois d'aujourd'hui.

À L'École des Ursulines, cette année, le thème scolaire qui a été retenu, Portés par nos rêves, propose l'imaginaire et l'émerveillement. Aux murs historiques qui distinguent la vénérable institution du Vieux-Québec, chacun des élèves vient accrocher ses rêves, s'ajoutant ainsi à ceux de tous les autres, plusieurs milliers, qui ont façonné et coloré notre monde depuis 1634.

Un peu plus au nord, à Loretteville, encerclé d'arbres majestueux et d'eaux fulgurantes, le petit château vit lui-aussi un rêve perpétuel. Entourés par la nature, des centaines d'enfants apprennent qu'il est encore possible de combiner savoir et luxuriance.

Chez les Ursulines, le rêve est serti au métal de la mémoire puisque la fondatrice, sainte Marie-de-l 'Incarnation, avait elle-aussi orienté son action à partir d'un songe. Ce n'est donc pas inhabituel de rêver aux Ursulines, bien au contraire... 

Dès son arrivée, l'élève des Ursulines apprend à rêver. C'est d'ailleurs ce qu'elle réussit de mieux, cette École : emporter l'enfant au-delà de ses rêves pour qu'il y rencontre quelque part sa propre vie.

Différente des autres matières qui sont proposées aux campus de Québec et de Loretteville, la quête du rêve n'en colore pas moins tout l'enseignement qu'on y prodigue. Que ce soit l'élève, au moment de ses premières grandes découvertes, alors qu'il apprend à nommer et à dire le monde qui l'entoure ou que ce soit l'enseignant qui réussit, par sa passion et son dévouement, à faire adroitement naître dans sa classe le désir d'en savoir davantage, toutes actions, quelles qu'elles soient, deviennent autant de parcelles d'un rêve à jamais inassouvi.

Aux Ursulines, être porté par ses rêves, c'est vouloir tout imaginer et y croire passionnément. Et cette passion se retrouve inscrite depuis fort longtemps au lutrin de notre expérience. À commencer par le personnel enseignant et son engagement.
Parlant d'engagement...

Mercredi le 27 septembre : Rassemblés dans la cour de L'École des Ursulines de Québec, tous les élèves se sont retrouvés pour célébrer, comme il se doit, la journée internationale de la musique. Avant que ne commence la chanson, monsieur Ménard, directeur général des deux campus, est venu rappeler l'importance que la musique a toujours eu dans le projet éducatif de notre institution. Il aura rappelé une date, celle de l'arrivée des religieuses à Québec, comme une marque essentielle, comme une lumière brillante sur l'art de faire s'agencer les sons.

Puis, après quelques mesures d'introduction, tous les enfants se sont mis à chanter comme seuls les enfants savent le faire. Reggae, gospel, rythme et paroles se sont alors mis à tourbillonner avec énergie et abandon, enrobant un début de matinée plus frais et qui tranchait agréablement avec les grosses chaleurs des journées précédentes. Un air neuf poussé par le rêve qui aura eu l'heur de réunir quelques religieuses attirées par toute cette effervescence.

À deux reprises, les élèves, dont la prestation est désormais disponible sur nos plateformes, auront montré leur puissance et leur fierté. Madame Éliane à la direction musicale, monsieur Marc-André aux ukulélés et à la chorégraphie, ainsi que monsieur Gabriel à la batterie sont venus apporter leur expérience et une belle musicalité à toute cette aventure.

Depuis quelques années, la journée de la musique permet de mesurer la qualité d'engagement de l'équipe musicale des Ursulines. Au premier chef, il importe de souligner l'immense contribution de madame Éliane qui voit également à la bonne marche des concerts de Noël et de fin d'année, sans oublier son enseignement et sa participation dans la création de la pièce de théâtre des élèves de 6e année.

Samedi le 29 septembre : La journée portes ouvertes permet surtout de jauger l'intérêt qu'exerce L'École des Ursulines auprès de la population. C'est une opération essentielle ainsi qu'une forme de recrutement potentiel. Tout le personnel s'affiche avec bonheur et conviction car cet endroit, c'est aussi leur École, c'est aussi leur maison dont ils aiment parler avec franchise et sincérité. Tous sont littéralement à pied d'œuvre. Ne manquent plus que les principaux concernés.

Les voilà...
À Québec, tout autour de la rue du Parloir, arrivent lentement et par petites nuées, des parents trop souvent ralentis par leurs enfants à l'affût de toutes les distractions.

Sitôt entrés, ils sont pris en charge soit par un enseignant, soit par un élève, qui les emmène faire le grand parcours, d'un étage à l'autre, et dans la cour aussi où se retrouvent, pour le plus grand des plaisirs, certains endroits de victuailles. Chocolat, galettes, breuvages permettent alors un arrêt prolongé auprès des femmes de l'Association des parents, entièrement dévouées à l'exercice de relations publiques indispensable au bon déroulement de cette journée. Tout à côté, affublé d'une tuque aux couleurs des Ursulines, monsieur Jérémy parle des activités parascolaires avec toute la verve qu'on lui connaît.

À l'intérieur et un peu partout aux étages, on propose et on montre ce que l'on a de plus précieux : sa passion.

Dans les classes, auprès des responsables des départements, au gymnase avec mesdames Isabelle et Véronique, tous échangent, écoutent, et regardent.

Ici, c'est la mère qui se demande de quoi seront faites les journées d'Émilie à la maternelle; là-bas, c'est le père qui veut savoir à quoi ressemble la 6e année en français enrichi et arts de la scène; derrière, ce sont des enfants qui s'initient aux plaisirs virtuels; en haut, ce sont les apprentis musiciens qui s'exercent pour la première fois sur les instruments disponibles. Ailleurs, c'est Zoé Roy qui joue du violon.

Tant et si bien que la journée finit par avancer et que les réflexions commencent à s'activer.

Et ce sera sans doute la même chose à Loretteville où l'environnement unique risque de peser dans la balance.

En bout de ligne, pour tous ces parents, ce qui fera la différence sera peut-être le sourire de leur enfant ou celui d'un enseignant.
Mais la passion d'enseigner, elle, sera toujours là...

Et les rêves aussi.