Nos oratrices

C’est le 2 mars dernier, à la suite d’une joute oratoire tenue à L’École des Ursulines de Québec, qu’ont été connues les deux représentantes de notre institution, celles qui se rendront au Château Frontenac le 15 mars prochain pour y défendre leurs idées et nos couleurs. Ces élèves viennent s’ajouter à la longue liste des candidats des Ursulines qui, depuis six ans, ont ébloui les diverses assistances qui ont eu le privilège de les entendre. Ne pensons qu’à Raphaëlle Mallet et Emma Gaudreault, Sami Nourani et Clémence Cantin, Jeanne Lelièvre et Jacob Murray, Jeanne Cantin et Derek Omari-Fecteau, Frédéric Pouliot, Sarah-Maude Dumont et Françoise Simard. 

À tous ces élèves, il faudra désormais ajouter les noms de Fayrouz Mehdane (5B) et d’Ève Caisse (6B), représentantes de notre École pour l’édition 2017 du Concours Oratoire Desjardins. Lors de la compétition maison, toutes deux ont tout simplement été éblouissantes d’aisance et de conviction. Sans présumer de l’allure de la rencontre finale qui se déroulera dans la grande salle de bal du Château Frontenac le 15 mars entre 9h00 et 11h30, Fayrouz et Ève sauront se montrer à la hauteur du défi qu’elles ont jusqu’à maintenant relevé haut la main. 

Ces jeunes filles se sont particulièrement distinguées, suffisamment en tout cas, pour satisfaire les exigences des membres du jury composé pour l’occasion de mesdames Marie-Nadine Garneau, directrice adjointe, Josée Delisle, responsable des services financiers et Mylène Dionne, responsable du programme de langue. Pour deux d’entre-elles, c’était une première expérience et l’on peut les remercier pour la qualité de leurs commentaires. En effet, mesdames Josée et Mylène sont venues rehausser la compétition par leurs propos toujours judicieux. Leur présence soutenue et intéressée à l’événement témoigne éloquemment de leur amour pour la langue française et sa juste utilisation.

Les trois académiciennes ont été unanimes dans leur sélection des candidates de cette année et l’assistance n’a certainement pas ménagé son approbation à l’annonce du résultat final. 

L’activité qui s’est déroulée promptement a également mis en lumière plusieurs élèves du troisième cycle qui avaient décidé de répondre à l’invitation pour le concours qui avait été lancée le 1er février dernier. 

L’enthousiasme n’aura jamais été aussi fort que cette année. 

Vingt (20) présentations ont d’abord été faites devant monsieur Louis le 23 février et, de ces exposés issus d’un travail écrit nécessaire, douze (12) furent retenus pour la joute des Ursulines qui est venue consacrer mesdemoiselles Mehdane et Caisse.

Qu’il nous soit permis de féliciter les nombreux autres élèves qui se sont engagés dans cette épreuve qui n’a rien de particulièrement facile : Julia Roy, Ayli Girard, Lily-Rose Giasson, Juliette Larochelle, Marianne Tremblay, Émile Bahan, William Blackburn, Sheldon Trudel, Marylou Bernes, Octavie Carrée, Rosemarie Berthiaume, Viviann Claveau, Stacey-Ann Couillard, Rosemarie Desbiens, Arielle Usabuwera, Béatrice Pélissier-Gignac, Tatiana Fleury-Mercier, tous de 5e année; Alexanne Guay, Maya Doyon, Catherine Armanda, Stéfany Royer, David Bélanger, Pierre-Antoine Drapeau et Andy Usabuwera, tous de 6e année.

Cette année, le thème proposé était le suivant : Si j’étais la mairesse ou le maire de Québec pour les dix prochaines années, voici ce que je réaliserais. 

Au-delà des élucubrations et des facéties qui ont pu être dites par les candidats à ce sujet; au-delà des projets ambitieux et des nobles idées qui sont venus étayer les étonnants discours; au-delà des rêves et au-delà des utopies, au-delà de tout en fait, il y a d’abord eu le courage...

Quand on y pense bien, non seulement plusieurs enfants des Ursulines auront-ils osé relever un immense défi en se présentant devant un public nombreux et suspect, celui de leurs classes, mais encore auront-ils été soumis à la critique de trois adultes, une critique basée sur leur présence scénique, leur prononciation, leur souci du thème et la force de l’argumentation. Sans oublier les trois minutes chronométrées, temps à peu près limite consenti aux discours...

Nous les saluons ces nombreux et courageux élèves tout comme nous saluons les enseignants concernés et les membres du jury pour leur aimable participation, gage indélébile du succès d’un tel événement.

Maintenant, rangeons-nous derrière Fayrouz Mehdane et Ève Caisse.

Qu’elles se rendent parler au Château Frontenac avec tout le courage et l’absolu abandon de leur jeunesse; qu’elles montent sur la tribune pour dire avec franchise et conviction ce qu’elles pensent de leur monde; qu’elles affichent finalement aux yeux de tous ce qu’elles sont et qui elles sont: de véritables Ursulines...

Bonne chance les filles !