La dictée salvatrice

Au retour de la fête de Pâques, à la salle de réception de L’École des Ursulines de Québec, on a remis plusieurs distinctions à de nombreux élèves qui s’étaient particulièrement illustrés lors de la  traditionnelle dictée Marie-de-l ’Incarnation. 

Inspirée d’une des nombreuses lettres (LXXX) qu’avait écrites la Tourangelle, le récit s’articule autour de certaines  recommandations que fait toujours une mère à son fils. Écrite en 1644, cette missive décrit également l’allure des premiers bâtiments érigés par les Ursulines.  

Événement qui revient aux deux ans, cet exercice orthographique s’avère toujours être un défi pour toutes les classes tant à Québec qu’à Loretteville. Ce projet, dont la mise en place se fait toujours par soeur Jocelyne, réunit également madame Anne-Marie et monsieur Louis qui apportent leur aide au moment de la correction. 

Monsieur Jacques Ménard, directeur général des deux campus, est venu féliciter les étudiants qui se sont démarqués en délivrant des diplômes (205) pour leur maîtrise dans la notation écrite des sons de la langue française. 

L’orthographe peut être un véritable cauchemar... Sensation désagréable de ne rien contrôler, découragement... Il faut croire que plusieurs de nos élèves ne se sont pas laissés aller à une forme ou à une autre de démoralisation puisque certains élèves ont même remis des copies exemptes de toutes fautes. Si la plupart des meilleures copies ont affiché une ou deux erreurs, force est de reconnaître que celles qui n’en avaient aucune témoignent éloquemment de l’érudition de leurs propriétaires.

Le directeur d’une importante institution d’enseignement secondaire avait déjà confié qu’il lui était facile de reconnaître les copies des élèves des Ursulines lorsque celles-ci étaient rendues dans son école. Dans la plupart des cas, ajouta-t-il, elles n’avaient pas de fautes ou si peu.
Si l’exercice de la dictée Marie-de-l ’incarnation permet d’abord de vérifier l’étendue des connaissances orthographiques de nos élèves, elle permet aussi, et surtout, d’amasser des fonds pour venir en aide aux missions ursulines du Pérou et des Philippines. Les montants divers qui reviennent, suite à la générosité des parents, sont remis entièrement aux religieuses qui s’activent, plus bas en Amérique du Sud et outre-mer en Asie, au parachèvement d’une instruction accessible à tous. 

Bien que les conditions d’enseignement dans ces deux pays demeurent toujours difficiles, elles le seraient encore bien davantage si rien n’était fait pour venir en adoucir le labeur.

Une dictée salvatrice, voilà ce dont il s’agit...